jeudi, 09 novembre 2006

Rôle positif ?

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Compte rendu d'une commission sénatoriale, Jules Ferry, président de la commission, 1892

Une commission de sénateurs se rend en Algérie en 1892 et juge de l'état des relations entre les Européens et les Indigènes.

Il est difficile de faire entendre au colon européen (installée depuis 1830 en Algérie), qu'il existe d'autres droits que les siens en pays arabe. [...] Si la violence n'est pas dans les actes, elle est dans le langage et dans les sentiments. [...] Bien rares sont les colons pénétrés de la mission éducatrice et civilisatrice qui appartient à la race supérieure ; plus rares encore ceux qui croient à une amélioration possible de la race vaincue. Ils la proclament incorrigible et non éducable, sans avoir jamais rien tenté cependant, depuis trente années, pour l'arracher à sa misère morale et intellectuelle.

 

Assia Djébar, L'Amour, la fantasia, 1985

Pélissier, témoin silencieux, quand il parcourt ces grottes à jamais peuplées, a dû être saisi d'une prescience de paléographe : à quelles strates du magma de cadavres et de cris, vainqueurs et vaincus s'entremêlent et se confondent ?

Au sortir de cette promiscuité avec les enfumés en haillons de cendre, Pelissier rédige son rapport qu'il aurait voulu conventionnel. Mais il ne peut pas, il est devenu à jamais le sinistre, l'émouvant arpenteur de ces médinas souterraines, l'embaumeur quasi fraternel de cette tribu définitivement insoumise...

Pélissier, l'intercesseur de cette mort longue, pour mille cinq cents cadavres sous El Kantara, avec leurs troupeaux bêlant indéfiniment au trépas, me tend son rapport et je reçois ce palimpseste pour y inscrire à mon tour la passion calcinée des ancêtres.

 

jeudi, 26 octobre 2006

" Le rôle positif de la colonisation "

Je me désole que l'on puisse dire une aporie ( sortez vos dicos ! Mais j'ai pas trouvé le bon terme...) pareille alors qu'aujourd'hui nous vivons de tristes conséquences des multiples colonisations françaises...les républiques bananières chiraquiennes, les diamants giscardiens de Bokassa....toutes les grandes puissances qui continuent de piller les pays, adicte de capitalisme le peuple se déchire les terres autrefois propriétés des autochtones....alors diviser pour mieux régner est le leitmotiv des pays comme le mien...qui m'étouffe au quotidien, toujours un peu plus...je serai toujours de ceux qui sont opprimés non pas par charité chrétienne, je ne crois qu'aux sorcières, mais parce-que l'injustice me crève le cœur...et que je sais que tant de personnes restent perméables et me jugeront d'utopiste mais JE VOUS EMMERDE si vous êtes encore là les ingrats de l'humanité, les love-pognons, les moutons de Panurge...Quant aux autres, ceuzécelles qui m'intéressent....j'lacherai pas le morcif comme ça !

mercredi, 25 octobre 2006

Tituba

Merci de m'avoir davantage ouvert les yeux !

Les statistiques me montrent que ton nom revient dans la plupart des recherches ouébiennes de ceuzécelles qui se pointent ici pour ?

Faire du voyeurisme malsain ? Meunooooooooooooon voyons...

Les sorcières noires de Salem étaient aussi des blanches !

 

dimanche, 04 juin 2006

Lit bear thé

La valeur d'un homme dépendait de son poids et de sa musculature ; le poids minimum étant de 60 kg, ils étaient engraissés comme des oies pour atteindre le poids exigé, au moment de la vente. La valeur d'un enfant dépendait de sa denture et la valeur d'une femme de ses seins. Bien des fois, les jeunes filles esclaves avaient des rapports avec les négriers et quand on constatait leur état de grossesse, elles étaient mises en liberté dans l'île, ou à Saint-Louis du Sénégal.

Usurpation légitimée

Bien des fois dans cette Maison, il s'y trouvait toute la famille. Le père, la mère et l'enfant étaient systématiquement séparés. Leur destination dépendait des acquéreurs, le père pouvait se retrouver en Louisiane, la mère au Brésil ou à Cuba et l'enfant partait pour Haïti ou les Antilles. Ils partaient de Gorée sous des numéros matricules et non sous leurs noms africains. Une fois arrivés dans les plantations, ils avaient le nom de leurs propres maîtres blancs.

A leur mémoire

Comment peut-on oser demander pardon ?

Il est si facile de faire le mal toute la semaine et demander pardon les dimanches, vendredis...

    A visiter absolument, voir diffuser ! http://webworld.unesco.org/goree/fr/visit.shtml

La maison des esclaves, témoin de l’histoire
" La traite des Noirs fut un des plus grands génocides que l'humanité ait jamais connus. Pendant trois siècles et sans répit ils furent chassés, traqués, arrachés à leur sol natal sous la torture et l'humiliation. Ce transport brutal et massif de millions de Noirs permit à la quasi-totalité du Nouveau Monde de construire ses réalités politiques, économiques et sociales.On prenait en effet les plus jeunes, les plus robustes et les plus forts ; séparant mères et enfants, bouleversant l'équilibre démographique.Voila comment s'explique le long retard que l'Afrique a pris sur la voie du développement." Joseph N'Diaye

L'effectif de la maison variait entre 150 à 200 êtres humains, hommes, femmes et enfants séparés de cellules. Ils étaient assis, le dos contre les murs et des carcans les maintenaient au cou et aux bras. On ne les libérait qu'une fois par jour afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins.