dimanche, 20 avril 2008
Ah fric mise à jour
scyanoserie de CB ha ha ha
En attendant la suite...yeux affamés, ces quelques lignes ne traduisent qu'à peine l'émotion ressentie tout au long de ce voyage...
" Tu rentres par la porte et tu sors par la fenêtre. "
Février 2008 du 23/02 au 8/03
Scènes égales...la ferme de Saly, gîte familial, cases intimes, carrelages jaunes, bois de rose... portes en bois, moustiquaires...couleurs des draps...j'y suis...je viens d'arriver dans la maison...après une nuit dans l'avion...via Lisbonne (à la douane ils m'ont piqué ma crème solaire car le récipient contenait plus de 100ml ! !), Dakar 4h du matin....chaleur...odeur..le premier orteil sur la terre tant attendue...des frissons déjà...enfin je respire l'air pimenté...on voit le grand M'Bemba...son chapeau éclaire le chemin étriqué qui nous mène au taxi....nuit et les gens sont là...les échopes pleine de surprises...je lutte pour voir la route de Dakar qui nous mène à Saly mais la poussière suffocante ferme les paupières d'une troupe qui ne sait pas encore à ce moment qu'elle va partager d'inoubliables moments ensemble, wountanara...car en Afrique c'est pour toujours et je m'endors sur l'épaule de Saadia après quelques tentatives timides de l'une et l'autre à ne pas laisser tomber notre tête plombée par l'énorme fatigue, bercées par le chant mécanique du moteur....seul le chauffeur est éveillé, la course en monospace 35000CFA ; premier grincement de dents : les panneaux publicitaires Tigo, le orange européen est là !.....on arrive devant le portail bleu, Al Hassan, en blouson nous accueille, les premiers mots accentués du ton sénégalais effleurent mon tympan....on décharge les bagages, la sacoche du grisbi est restée dans un des taxi, vite il faut faire sonner le portable , ouais ok, merci les fournisseurs...je sens le vent....bienvenues....nous traversons la cour, à droite un rideau cache l'entrée de la pièce à coucher du responsable de sécurité des hôtes, un lit, une chaise, une table basse dans moins de 10m² : le bonheur ! La lumière est tamisée de par l'intensité qui l'anime, la cuisine au comptoir carrelé blanc/lit de vin, le couloir tapissé d'un bogolan imprimé de buffles , le salon meublé d'un bar en bois, de deux tables et d'insoulevables chaises en fer forgé s'ouvre sur la terrasse, côté jardin et s'élève vers la mezzanine qui abrîtera les fodé moussa, Bouba et Baka les musiciens la chambre aux volets de bois est spacieuse, elle offre trois couchages munis de moustiquaires raccomodées à l'agrafe, la salle de bain qui deviendra pataugeoire au cours du séjour est fonctionelle ....partage des biscuits (j'en prendrai plus la prochaine fois)...je regarde la chambre, je dépose mes bagages (j'en ai encore trop pris !)...les premiers signes de faiblesse de ma mémoire frappent à cet instant où je ne me souviens pas de ce que j'ai mangé ce soir là ! Ha si...il était tellement tôt le matin que nous sommes allés nous coucher, j'entrai sous la moustiquaire l'air comblé d'une nuit espérée depuis tant d'années, les draps en batik rouge portaient des étoiles circulaires tracées par décoloration du tissu première nuit sur le sol sénégalais...je me suis réveillée plusieurs fois en très peu d'heures, je me disais "haaaaaaa j'y suis !" et je m'endormais souriante aussitôt en attendant avec impatience l'heure du réveil...
premier réveil...je descends les escaliers en pierre qui se jettent dans le sable...je traverse les deux jardins séparés d'un mur de végétation disposé de part et d'autre d'une minuscule porte de bois ....cocotiers, palmiers plage...les sportifs suent...les femmes vont au marché...les pêcheurs étalent les filets...le ciel blanc est bas...l'océan devant les yeux, j'attends l'heure de danse....petit dèj..baguette ! beurre "jadida" thé café (importés dans bagages)....bonne douche froide sous déjà plus de 25° à 8h00...le premier appel du doumdoum retentit...premier cours....Mohamed Nabinti Bouba Baka sont dans la place...accompagnés de leurs élèves de percu je nomme Fabé Moussa et sa soliste Saaaaaa dit haaa....KUKU...Nabintiiii la Peulh....Soussou...Guinée, le pays des musiciens de l'afrique noire...nous donne le ritim pour sentir les vibrations dans tout le corps et se laisser aller dans le tempo....première chorégraphie : KUKU...Nabinti vole au-dessus du sol quand elle traduit en mouvements l'ensemble musical : deux djembés, un doumdoum...Mohamed Bouba Baka...trois authentiques, émouvantes rencontres....partages, transmissions de cultures...ils sortent de Guinée, le ballet national de Guinée alimente au Sénégal la troupe des Bougarabous de Saly...tous les soirs de la semaine, ils jouent, dansent la Guinée devant les yeux de la beaufferie des hôtels de toubabous ignards, qui ne communiquent pas avec l'autochtone...la vie est très dure, ils gagnent un cachet de 1500 CFA à 2500 CFA par spectacle...de quoi se nourir tout juste...le riz qui requinque, qui plombe !
....plage pour rafraichir et détendre le corps sollicité....petites brasses...planche....l'océan refroidit ma chaire brûlante...au zénith, le soleil offre une lumière éblouissante au-dessus des flots bleutés et gris...les buses survolent la plage de sable blanc...la chaleur sèche augmente à chaque instant jusqu'à 18h00...nous allons au garage : lieu d'habitation d'une partie des Bougarabous...fanta orange bouteille en verre...nous marchons dans le four sénégalais jusqu'à chez Oumou, elle prépare pour les artistes de quoi manger : mafé, yassa que les artistes paient dès qu'ils ont touché leur argent de la veille au soir...Nous entrons dans une pièce à l'ombre...et nous partageons notre premier repas local...c'est comme si nous nous connaissions tous...dans le même plat, fourchette s'abstenir, mieux vaut une cuillère,...nous cherchons cyber, eaux, cartes téléphone, les chèvres sont couchées à l'ombre...les enfants dansent, jouent au football, des hommes préparent, trafiquent...les femmes splendides, habillées de couleurs rayonnantes, parlent, négocient, sourient, t'interpellent,....elles vendent...
nous rentrons à la maison...on s'installe, on décrasse les naseaux, au rétrécissement certain, pâte épaisse de poussière ! Un forage s'impose si je veux continuer de sentir toutes les odeurs nouvelles que je respire....des oiseaux chantent...les lézards à tête jaune courent sur les murs...et j'entends les ritims qui nous appellent pour le cours du soir...KUKU...Les sons tintent encore en moi, une émotion envoûtante s'introduit en moi...les battements des mains agiles sur les peaux des djembés, le dumdum...nous reprenons les enchaînements...M'Bemba prépare le repas du soir...les moustiques attaquent à la tombée de la nuit...vite les produits !...enfin douche !...la lumière jaunit...baisse d'intensité mais l'électricité est là...l'eau courante aussi mais aaaaaaaaaaaaattention les chiottes ! Les travers de la collectivité !...j'utilise mes premiers produits de toubabous : j'aseptise l'eau pour le lavage des chicots...il fait encore très chaud...j'entends " à taaaaable ! " J'ai l'ventre vide mais plein de nourriture nouvelle...je dévore chaque seconde de ce voyage merveilleux...entièrement absorbée par mon environnement présent...
soirée à jouer au yam...avec Al Hassan le taquineur....5000 CFA par mois, demi-pension hébergé dans pièce sans toilettes...son patron, Jean-Paul transpire le gros con d'blanc qui se croit encore sous la colonisation...il pue la gangraine du pognon facile en exploitant de l'être humain...il sait tout mieux que tout le monde...j'ai détesté devoir lui parler par nécessité...même le dernier soir il a trouvé le moyen de nous bouffer nos mangues !
la musique égaye chaque instant...entendre parler le Soussou est un régal...se sentir ailleurs, loin de tout !...j'aime et je sais qu'on m'attend....les rythmes ancestraux pénètrent mon âme sensible...les voix, les regards, les sourires, les expressions de bien-être total...une osmose touchante...enfin j'approche de près l'âme de l'Afrique...les rires, les rires, les rires...la parole n'est pas gratuite...le respect..."grand" "petit" avant de commencer la phrase à son intelocuteur...j'y retournerai !
Matin 2, escale-plage, j'observe les oiseaux aux plumages camouflés, aux ailes bleues, aux houpettes rouges, aux becs oranges...retour maison pour aider au p'tit dèj avec M'Bemba...il fait presque frais le matin sur la terrasse, un petit 20°C, Mohamed sort en col roulé et gants en laine...les artistes cherchent le riz mais ils se mettront au café lait en poudre avec 15 tonnes de sucre ! Nabinti garde le " sac vide".....vite le dumdum nous appelle, le trio accompagné de leur étoile nous attend, nous reprenons KUKU, Santa Maria ( surnom d'un coureur cycliste )....mode lingettes on verra le soir pour la douche, direction le marché de M'Bour...chaleur torride..nous escarpons dans les ruelles où les femmes vendent arachide, bishap, graine de baobab, piments, fruits, légumes...des échopes, les dibiteries ( où on débite la viande ), âmes sensibles s'abstenir, la viande étalée sur le carrelage blanc et bleu du comptoir, les mouches se rassasiant...les enfants qui vendent des sacs en plastique bleu, qui réclament une pièce...des "antiquaires" un peu collant comme les mouches mais pas agressifs comme les moustiques paroles d'antiquaire !...Des sourires, des regards profonds, des couleurs, des odeurs, une énorme chaleur...tout se négocie, aucun prix n'est fixe, 1500 le kilo d'ananas, 800 le kilo de mangue, d'avocats, 400 les tomates, 1000 la bouteille de miel....Négocier est tout un art....laisser parler, refuser, renchérir, relancer...l'humour est apprécié, l'hésitation coupe court, le respect mutuel est de rigueur...annoncer quelle blanche on est ! Montrer que le stéréotype-toubabou n'habille pas tous les Blancs !...Rester sur ses propositions...au premier prix donné par le vendeur, proposer la moitié - 10 100 1000 CFA selon la valeur...et rester ferme, sinon paritr ailleurs...et donc REcommencer les rituels de vente...tout un programme d'aller au marché avec l'intention d'acheter...ne pas prévoir grand chose en Afrique, car il arrive toujours quelqu'un pour vous parlez, vous détournez de vos intentions, et ce toujours dans un respect certain de l'être humain...il fait très soif...les sacs pleins, nous rentrons à la case...direction plage où nous rencontrons Saliou, un photographe de formation sans travail, il porte un bonnet de laine et il m'appelle "la toute blanche"...nous échangeons quelques mots en wolof, salam aleikoum, nga def...nous le reverrons plutard...Al Hassan et Saadia proposent un thé Marogalais ou Sénéroc...au charbon, l'eau chauffe...le thé infuse avec la menthe....nous buvons aux rayons solaires....Nous laissons le temps passé, allongée dans le jardin j'observe le décor qui m'entoure, les moustiques commencent à s'acharner, nous faisons connaissance... Al Hassane propose le premier thé "amer comme la mort", le deuxième "doux comme la vie" puis le troisième "sucré comme l'amitié"...voir l'amour selon l'invitation...Un bain dans l'océan frais s'impose avant le cours du soir...les ritims annoncent l'heure du cours.
Un voyage aux multiples coud l'heure et odes heures
Un festin auditif, inondée des rythmes guinéens
Une pluie rafraîchissante de la langue Soussou
Des sourires taquineurs, des rires pas toujours moqueurs
Des échanges d'humains à humains
Une complicité dansée avec Kuku
Le troisième matin, la prise de l'antipalu m'a fait gerber ! Quelle daub'rie ces médocs ! Ca soigne d'un côté, tu as mal de l'autre...je m'asseois au milieu de la troupe ensommeillée...je commence à sentir des vagues de nausées en moi, je ne dis rien, je ne connais pas la troupe, je ne veux écœurer personne...je me lève, direction les tines mais elles donnent dans le salon où déjeûnent les méconnus alors je file à l'anglaise sur le côté de la maison et là je gerbe lamentablement un pâté au goût du médoc...les fourmis accourent sur le buffet chaud...je recouvre leur denrée d'un coup de pied dans le sable et je retourne déconfite à la tablée...le thé est froid, deux tartines m'attendent et merci la pharmacie improvisée...je me détend les viscères en buvant le soleil, je regarde l'écorce velue du palmier sous les yeux attentifs de la troupe et j'espère aller mieux pour accompagner la danse...la motivation est plus forte que le malaise, je reprend la chorégraphie...j'aime danser, me laisser porter par les appels musicaux....mes pieds s'en souviennent encore, le béton a marqué le tempo, j'ai la plante cornue...les jambes en mode recherche d'oxygène, je ressens l'acide lactique s'écouler dans mes veines, je respire fort, je danse, j'écoute et enfin j'entend le message : profite du temps présent ! carpe diem ! Prendre tout ce qui m'est offert animera la joie de me réveiller sur cette terre pillée de ses trésors mais peuplée d'inombrables âmes vivantes qui savent donner sans recevoir...alors si vous donnez, vous recevrez de mille façons...Chaque surprise est une leçon de vie pour nous les toubabous...laissez le charme agir, prenez que le bon côté, entendez les messages de fraternité, respirez l'humanité alors vos lèvres auront le sourire d'un immense soupir de bonheur....L'afrique sans fric y'a comme un hic pas chic je prend ma trique peu économique en script je dédie ces lignes à tous les africains !
A frit qu'uns
Deux mains
Peaux zée
Sur lap-eau
Me jouent
Les corps
Et frappent
Le soupir
Du temps présent
Un après-midi farniente, à essayer d'absorber tout ce qui m'entoure...je me sens dans mon élément...la terre chaude contraste avec le ciel couvert...je traverse la rue à la terre rouge semblable à celle de la vallée de Marcillac, je vais voir Renald et Saadia dans leur case d'amoureux...ils ont prêté leur draps qui bouchaient l'entrée par les lattes du sommier alors ils se font bouffer par les femelles moustique !...Nous allons au marché de M'Bour en taxi, c'est un vide poche ce mode de transport...par la plage, à pied le chemin offre des scènes de vie qui illuminent mon regard..les pirogues multicolores attendent leur pêcheur, les jeunes filles en pagne se baignent, les joueurs de football improvisent un match, les lutteurs s'entraînent, les femmes s'approchent de nous pour exposer leur marchandise ( des fruits, des colliers, des statues, des tissus...), les gens se croisent, on se dit bonjour, on se sourit....combien de fois, j'ai marché sur le sable en regardant au loin sans oublier de regarder derrière moi...et en pensant à mon pays dont je ne suis pas fière d'en être une électrice insatisfaite, en colère..et là, je m'ennivre du décor en rêvant qu'un jour je resterai ici....des idées plein la tête, une école éducative et culturelle qui rassemblerait les enfants, les adolescents, les adulescents, les anciens, nos morts...un lieu de partages mutuels...les forces humaines n'exploitent pas leurs ressources ignorées...j'ai peur de faire un grand bond dans le vide de mon futur en construction....alors je marche en claquant l'eau de la mer, je regarde les habitations et je croise devant le gîte, Saliou, le jeune homme au bonnet de laine, son regard noir reflète la dureté de la vie africaine mais pose sur moi un espoir...un projet commun il me semble, les hommes africains cherchent les femmes blanches pour se marier et aller habiter en Europe....pourquoi ? C'est la chasse aux étrangers dans mon pays, 56% ont voté pour le dicte ta t'heurs nie colla...je ne suis pas un échappatoire ! L'étoffe de ma vie se tisse en Europe mais j'ai l'âme en Afrique...Les percsussions m'appellent, c'est l'heure !...Après un yassa de poulet préparé par le grand M'bemba, nous prenons la plage vers Saly, direction les hotels des "ivoiriens" (car de leur séjour, ils n'y voient rien d'autre que la plage, le bar, les Blancs) pour applaudir nos artistes qui donnent le spectacle...Ils nous livrent en chants, musiques et chorégraphies les arts ancestraux de la Guinée...ils éblouissent de couleurs, les ivoiriens croient regarder des sénégalais de Casamance et nous encourageons Nabinti qui mène ses danseuses dans un ballet explosif...nous repartons par la plage, il fait nuit, les crabes chatouillent nos pieds nus, l'écume de l'océan mouille, le vent rafraîchit nos corps, nous approchons dê la maison...Nous avons faim !...Je bois les voluptés d'une substance naturelle, j'écoute le Bongoma de Baka qui joue un duo avec Bouba...je vais me coucher....Le ventilateur aère nos visages bouffis de chaleur, mes compagnes de chambrée, Laurence et Valérie dorment déjà...j'essaie d'être discrète bien qu'elles soient munies de boules kyès...Les bruits de la nuit me bercent et j'attend demain avec impatience ! L'un pas scie en ce...ici je sais que j'apprend l'appât scie en ceux !
C'est jeudi ! M'Bemba frappe aux portes pour nous réveiller....nous sommes dures de la feuille parfois mais ce matin-là, je prenais déjà ma douche, heureusement sinon je lui sautais à la gorge tellement le réveil fut violent : "hoooooo vous vous foutez de ma gueule ? " Personne ne répondait, scotchés au plumard....petit tour à la plage avant d'aller faire couler le café et dévorer les tartines beurrées et confiturées d'une gelatine aux arômes de fraise ou d'abricot...Les musiciens aux yeux bordés de reconnaissance se mettent en place sur la terrasse...La fatigue du corps se fait ressentir, les courbatures bloquent mes mouvements...je ne danse pas, je subis les rythmes !...Deux danseuses d'un stage voisin nous accompagnent et nous allons à Saly, acheter de quoi grignoter...D'autres vont chez Oumou...C'est la guerre des bouteilles d'eau dans le frigidaire, chacun marque son récipient pour ne pas partager les microbes...les africains boivent l'eau du robinet....Je sens une grande fatigue, celle qui m'étreint depuis des mois car mon père s'en est allé en Janvier....Je m'allonge un peu, j'ai la gorge serrée, je panse mes blessures profondes et je m'endors en rêvant d'une femme qui me regarde par le trou de l'amourserie...je m'éloigne d'elle car je ne suis pas ici pour m'attacher, je ne veux plus être apprivoisée....L'humeur vagabonde, je me lève, savoure une mangue et de l'ananas....A la plage, je lis quelques poèmes de Mabanckou, je ramasse des coquillages, je partage mon temps avec qui veut bien me parler....Je me réveille lentement...Je touche la plénitude...Qu'il est bon d'ouvrir les yeux ici...je ne saurai comment expliquer les sensations qui me propulsent devant la scène de ma vie...comme si j'en accomplissais une tranche épaisse...le soudain " mais pourquoi retourner en France ? " cogna mon esprit alors d'un grand sourire, l'écho certain " mais parce-qu'on t'y attend ! " raisonna....J'aime la vie, j'veux la bouffer !...J'entend les ritims...j'accelère le pas, le sable brûle mes pieds...je m'habille en danseuse, le sel marque d'un trait blanc mon tee-shirt...et nous apprenons Tiriba...si tu te baisses, tu gagnes ! Les conseils de M'bemba martèlent avec la bâton du Doumdoum...envoûtée, je suis ! J'adore ! Encore !
16:21 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 24 mars 2008
Petit tour en photos là-bas
18:34 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 05 août 2007
Pac ta jeu
Cette note est destinée à ceuzécelles qui s'intéressent au contenu d'un sac de rend-donneuse non véhiculée et qui compte bien rentrée autrement qu'en marchant sur les mains !
Pour mène âgée ça monte hure, il faut voix y'a geai les jets !
Oubliez toutes sortes d'enclumes mêmes littéraires !
Prévoir 3 changes complets, tin 4 ok !
Vu les caprices de la montagne, prenez pour du chaud et du froid
Du maillot de bain à la peau l'air, de la tongue à la Gore-Tex, des lunettes de soleil aux gants...
Pour la toilette, les lingettes sont indispensables, serviette en peau d' chamois rapide à sécher
Cape de pluie ET veste légère imperméable !
Un duvet, une popotte et une cabane !
Pour partir en rando :
Un sac...oui c'est idiot, mais c'est pas avec un sac à dos fashion qu'il faut marcher...un truc rembourré, attachable à la taille (pour éviter les coups dans les lombaires à chaque rebond)...dans lequel, de manière équilibrée, vous transporterez l'indispensable pour ne pas que votre trek se transforme en cauchemar !
Carte topographique au moins 1/25 000
Trousse Farma : bandes, aseptisant, pansements, crème solaire...
Couverture de survie
La cape et l'palto
Une polaire
Des vivres liquides ET solides
17:05 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 01 août 2007
Car n'aie deux voies y âge
Non je ne tire pas ma révérance mais j'ouvre ailleurs une voie bloguienne vers mes escapades avec la nature...à suivre ! Mais oui, calmez-vous j'la balancerai la niou adresse bloguienne mais va falloir user de patience...ha merdass', j'me dis qu'il faut encore créer une haaaaa dresse mêle...grrrr...Qui vivra verra !
21:37 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 octobre 2006
Du nouveau !
Amoureux d'la montaña...Cliquez sur carnet d'route c'est plus rapide !
01:00 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 23 septembre 2006
Mise en images
"Ze Carnet" est enfin illustré ! Vive l'autosuffisance promotionnelle...
Bon voyage en la montaña
19:10 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 25 août 2006
Ze carnet
ETE 2006 : PEISEY-VALLANDRY
Du 8 au 23 août
Mardi 8 août 2006 : attention à la carotte !
Après une nuit à transformer les paupières en capote de fiacre, 6h44, gare de Lyon, TGV pour Chambéry puis changement, direction Landry (en Savoie). 11h24, la gare désaffectée, pas l’ombre d’un employé, portes closes, toilettes y compris ! Là, un homme nous propose de faire taxi prétextant qu’il n’y a pas de service de navette ! Le mythomane-gratt'pognon nous a pas bien regardé, merci le net pour ses informations précieuses ! Il voulait 15 euros par tête alors que le service est proposé gratuitement par la commune. Trop, il nous a pris pour des lapereaux d’quinze jours ! Après une attente en plein cagnard, que c’est bon la chaleur estivale, la navette arrive….le chauffeur écoute les Red Hot, un signe qu’on est bien à notre place…Nous voilà, montés pour Nancroix au camping des Lanchettes ( www.camping-lanchettes.com ). A 1500m, un hameau en pleine vallée tarentaise, pas un commerce ! Haaaaaaa comment qu’on va faire ? Puis premier contact avec la patronne qui nous informe des possibilités : commerces à 30 minutes à pinces à Peisey et prêt d’un coin de son frigo pour stocker alors on s’y installe….On a les crocs ! Sur une table de pique-nique massive, p’tit café/galettes trempées. On rêve ou on peut enfin respirer à plein naseaux ? Puis on monte la guitoune et on découvre lentement le cadre qui nous entoure…petit torrent, le Ponthurin déverse l’eau de la fonte des neiges du Mont Pourri ( 3779 m ) en nous caressant l’ouïe de son ruissellement sur les pierres polies ( pourri par la couverture nuageuse qui le culmine chaque soir ). On se commande une fondue au beaufort de Peisey pour le dîner….Après une sieste bien méritée ( nuit quasi blanche + trajet ), nous avons savouré la fondue ( dire que certains ne savent pas la manger : deux zamoureux tentaient de faire filer le fromage autour de morceaux de jambon !
- Mais pourquoi ce maudit fromage n’accroche pas ?
- Heu….meussieu, ce sont les morceaux de pain qu’il faut tremper dans le marmiton ! )
et pour digérer, matérialisé le GR5 ( précision de taille, vérifier absolument l’année d’édition d’la carte IGN pasque bonjour les absences topographiques qui coûtent cher aux mollets ! La loose….les campings refourguent de vieilles cartes où l’on compte encore en francs. Ceci dit, ce camping a tout prévu, que l’on soit randonneur sédentaire, à pied, en voiture ou de passage….Plusieurs commodités de taille quand vous voyagez sans référentiel polluant, j’ai nommé la voiture ! L’eau chaude gratuite ! Oui oui certains campings n’offrent pas ce luxe et proposent des jetons….c’est la douche froide ! 5 mn chrono le jeton…..super quand on a les cheveux courts mais l’angoisse avec la tignasse que je récupère depuis un an. Un vaste abri en cas de mauvais temps, une infra-structure chauffée et la cerise : un lieu accueillant avec bibliothèque et cheminée….haaaaaa le pied avec un p’tit vin chaud ! Nos mirettes s’extasent devant le paysage grandiose ( bientôt les photos à l’appui ). Bien crevés du voyage, on s’enfile dans notre doublette sarcophage…L’espace est réduit mais il offre l’avantage de se réchauffer rapidement et par temps montagnard, vaut mieux !
Mercredi 9 août 2006 : prise de repères...
Moukichoune a ses 34 piges ! Lever 9h00 sans les marmottes, p’tit-dèj-croissants ( à commander la veille ) puis ½ heure pour descendre sur Peisey, lieu de ravitaillement….on en prend juste pour le lendemain et retour camping by navet teuh ( 4 passages dans la journée )…Après-midi mise en jambe avec une ch’tiote balade jusqu’à la porte du Parc de la Vanoise : le Rosuel…un dénivelé de 54 mètres hahahha c’est pas avec ça qu’on va profiler les mollets. Néanmoins, la balade est très agréable, on traverse le Grand Bois de pins et d’épicéas, dans les prairies verdoyantes, l’herbe est grasse ! Limite, je regrette l’incarnation bovine….Un passage à gué, avant l’ancienne Ecole des Mines nous conduit à la mine de plomb et d’argent du début du 18ème siècle…un écureuil noir nous y accueille avant de se faufiler sur son mirador arboricole…la nature est généreuse et nous profitons de chaque instant. Retour pour opérer ce qui fait de nous un nouvel être : la douche….puis ping-pong « statique-j’ai les bras longs » bah oui pour pas trop suer avant le réconfort gustatif ! Au repas, des diots vin blanc/purée d'oignons, nous savourons le coucher de soleil qui jaunit le paysage et rend la rougeur de l’aiguille rousse étincelante.
Jeudi 10 août 2006 : il faut du pognon liquide !
Matinée ravitaillement. Après-midi Plan-Peisey ( 1650m ) par le télébenne gratuit de Peisey pour arrêt pharmacie et bif'tons ! Retour par le GR5 rive gauche… dur’dur’ la montée qui chauffe les cuissots. Préférez la rive droite pour monter ou favoriser le retour baille ze navet teuh !
Vendredi 11 août 2006 : capattitude party !
Journée mains dans les poches, port d’la cape de pèlerin menaçant ! D’la flott’ et encore dla flott’…matin lessivage à l'ancienne au savon d' marseille ( là aussi il y a de l'eau chaude ! Ca évite les marbrures veinales violacées, résultat d'la flotte gelée d'la montaña puis après repas, Peisey par la rive gauche ( héhé plus facile de descendre ) puis Plan-Peisey par le panier à salade humaine…vent frais à glagla…retour au bercaille vers 17h30…la pluie ne cesse de tomber en fines gouttes perçantes…J'ai les os mouillés, pas les z'eaux, ni à Palaiseau !
Samedi 12 août 2006 : acclimatation...
Glou Glou…c’est la teuf de la grenouille encore ! Repli stratégique vers le marabout ( merci les lanchettes ). Toujours mise en jambe jusqu’ la mine….Le temps est difficile ! Ca crève la flotte et l’ froid ! On espère ne pas rouiller cette nuit !
Dimanche 13 août 2006 : on va rouiller !
Devinez ! Re-flott’ et températures en baisse, hivernales pour la parisienne que je suis….On dirait qu’on passe les vacances d’hiver ! Vive le marabout…Matinée sur les chapeaux d’roue…et oui même en vacances, le temps ne s’arrête pas ! Expédition remplissage du frigo par la rive gauche....Le stop marche très bien dans le coin mais nous avons attendu ze navett'. Entre deux averses, petit trek jusqu’à Rosuel où un refuge propose aux touristes la nuitée et le couvert. C'est un chalet à toit herbu !
Lundi 14 août 2006 : retour du seun' !
Pluie clémente ! Une nuit où t’as l’impression qu’un type muni d’un tuyau d’arrosage s’acharne sur les parois d’la tente…Températures en hausse ! Ho… on dirait que c’était l’été en partant de Paris sous la canicule ! Matin-bourrins, on a raté la bifurcation qui nous mène à Peisey par Le Moulin...Pendant plus d'un quart d'heure, on a continué à monter sans rien sentir dans les membres. Pourtant le décor nous paraissait inconnu...à la croisée d'un banc sur vue panoramique, demi-tour ! GRRrrrr on a perdu 20 minutes et le retour navette compromis....Ce sont des 92 qui nous ont remontés...v'là comment expliquer que ce sont ceux qui ont le moins de place dans leur bagnole qui s'arrêtent ! Après-midi, promenade au-dessus de la Chenarie en traversant la Forêt des Carro Blancs. C'est le coin favori des marmottes...Nous avons eu le privilège d'en apercevoir une...Après le signal sifflé, notre marmotte s'est figé sur un rocher : le caméléon alpin, doté d'une fourrure imparable. Le museau blanchissant, elle s'est montré docile à nos regards ébahis...puis nous avons poursuivi vers la Chapelle des Vernettes sur une route carrossable. La cueillette des baies alpines pouvait commencer ! Framboises langoureuses, fraises des bois, myrtilles...mais pour sauvegarder le site, nous nous sommes contentés d'imaginer toutes les tartes à concocter avec. Oui, j'avoue : j'en ai goûtées et pas des moindres savoureuses mais je suis restée plus que sage ! De ces grands lacets pédestres, une vue plongeante sur la vallée...et là j'me dis pourvu que le flash de l'appareil jetable n'endommage pas les photos ! Un temps plus chaleureux en soirée nous a permis de manger près de notre cabane, le long du ruisseau sous les sapins. On prévoit le lac de La Plagne à 2145 m.
Mardi 15 août 2006 : plan casse-pipes !
Après une nuit à se cailler ( oui les veilles de beau temps, le ciel étant dégagé, il pèle sec la nuit et les étoiles nous illuminent ) enfin le soleil nous contracte les rétines... dès 9 heures, il perce pour monter au-dessus de l'aiguille rouge. Après un bon p'tit dèj, nous voilà fins prêts, direction le lac de La Plagne par Rosuel en stop...On attaque un sentier puis on monte....monte...et nous nous retrouvons dans un lit de pierres....même si la Vanoise a réputation d'être difficile, on se croirait en mode bouquetins ou chamois ! C'est un véritable casse-pipes, t'en ressors minimum cul de jatte ! On suivait un couple, et paf mauvais plan ! On se refuse de jouer les cabris ! Ceci, après plus d'une heure d'ascension vertigineuse et une tentative à travers une végétation touffue où même un légionnaire ne s'y retrouverait pas, on décide de rebrousser chemin en empruntant le sentier botanique....on descend, fâchés de s'être trompés et encore une fois merci la carte IGN obsolète...la magie de la montagne opérante, on se pause ( attention au risque de paludisation, le coin est infesté de stikmou ! )...puis pique-nique à Rosuel avant de retourner au QG par l'ancienne Mine...En rentrant, on profite du seun' pour enfin sécher la tente et laver nos tignasses, oui tout un projet sans sèche-cheveux quand il y a à peine 15°C et qu'il flotte...Ouf ! Un sèche-mains disposé dans les sanitaires vous permet de limiter les dégâts de la rupture de pont thermique entre tête mouillée et atmosphère, telle une grenouille de bénitier apitoyée sur son sort, agenouillée sous le sèche-mains à faire attention à ne pas essuyer le mur support ! Une véritable gymnastique ! Repas puis dodo...
Mercredi 16 août 2006 : 20 show conection !
Journée On s'rappelle pas de c'qu'on a fait... Matinée course ! Vive l'auto-stop ! Aprèm Plan-Peisey par le télébenne....Vue sur le Far-West imprenable ! ( vous comprendrez avec les photos )...Ha le détail qui allait m'échapper et qui explique certainement notre amnésie passagère....nous avons dégusté un excellent vin chaud à la cannelle ! La mixture qui va directement dans les jambes en sillonant votre système veineux ! Attention au lever de canapé précipité ! Ceci dit nous avons dormi comme des bébés ! J'ai ronflé même, signe d'extrême fatigue bucolique...Si ! Si ! Comme un p'tit goret parait-il !
Jeudi 17 août 2006 : dégât du 20....
Temps variable...z'allez dire mais qu'est-ce qu'elle a avec sa météo ? Un réflexe pour éviter la course aux nuages parce-que la montagne ne rigole pas, elle est capricieuse et peut transformer votre trek en véritable cauchemar...En route pour le lac de l'Etroit ( 2170 m )...départ vers 10h45, bonjour les randonneurs avertis ! Les acolytes de la marche sont déjà en train depuis deux heures mais il y a des matins comme ça où l'on croit être au taquet et assurer....merci l' vin chaud ! Nous empruntons le sentier du Pont Romano, 2 heures annoncées ! On s'engage progressivement dans la forêt et rapidement nous sentons comme des picotements musculaires, le dénivellé est hardu et le terrain étriqué...Le vin chaud continue son effet...faut dire qu'il y a plus de 5 ans que nous n'avions bu une seule goutte d'alcool ! Décidés à continuer l'ascension, nous prenons des pauses régulières, dîtes "accordéon" qui vous métamorphosent en invertébré rampant....on se roulerait presque sur les rochers mais la gravité n'est pas en notre faveur ! Il faut garder la station verticale et puiser dans notre mental, déjà bien attaqué par notre état physique....mais la vie, c'est ça ! Rien n'est facile et il faut lutter pour parvenir à ses fins....alors ce fut notre leitmotiv : on va s'enquiller cette satané escalier végétal et aller au lac ! On a mis trois heures sous un cagnard déshydratant...On en a bavé de la dénivellation ! Arrivés au lac, émerveillés, nous avons repris des forces...la musette à craquer, nous nous sommes allégés pour la descente....On entend au passage que l'option choisie était la plus abrupte et qu'on aurait pu prendre par Les Esserts avec une pente plus douce....Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Sur le retour, par Les Bergeries un point culminant à 2120 m vous offre Le Mont-Blanc et le Mont Pourri sur un panorama à 360°....une merveille ! La sensation de pouvoir voler et se sentir si petit dans ce décor gigantesque...Un pur bonheur !
Vendredi 18 août 2006 : farniente...
Après une nuit plus qu'humide, matinée ravitaillement en stop car le temps est maussade. Repas sous les sapins à déguster les produits du terroir savoyard ( à venir, un blog-cuisine du terroir... ). Aprèmidi lessivage...et oui encore ! C'est que nous avons seulement trois changes dans le sac à dos alors si vous ne voulez pas récolter le sel de sudation sur vos vêtements, pas l' choix, faut jouer les lavandiers ! A ce propos, une machine à laver est à notre disposition, moyennant 10 euros avec le séchage en prime ! Je ne sais plus quand mais nous en avons joui par deux fois lors des caprices météorologiques de la montaña.
Samedi 19 août 2006 : trek gastronomique !
Des éclaircies dessinent les rayons solaires à travers la fenêtre de la tente ! Suuuuuuuper ! Départ pour Les Bauches ( 1770 m ), petit hameau au-dessus des Esserts...Traversée de bois de conifères sur route carrossable...arrêt pique-nique où une envolée d'mouches dansait au-dessus de ma tête, c'est à croire que la réincarnation bovine s'approche...elles volent en ronde sans se poser, j'ôte mon chapeau, elles poursuivent ! Mais quelle est cette odeur qui les attire ? Aurai-je des protubérances cornues en naissance ? Que nenni ! Meugle-je ? meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh nooooooooooon ! Et pourtant, c'est ma tête qu'elles avaient élue. Quant à Moukichoune, les papillons semblaient ne pas résister à ses senteurs et tout au long du séjour, l'un d'eux l'accompagnait. Après donc un repas champêtre, nous n'avons pas résisté au dessert bucolique que nous offrait une brasserie d'alpage, le Relax : crêpes au miel et chocolat suivies d'un café à vous retourner l'estomac, façon Kloug dans le Père Noël est une ordure. Repus, descente avec arrêt sur le banc panoramique....Arrivés au campement, la flemingite du savon grandissante nous avons pingpongué avant d'aller se protéger de la pluie....encore d'la flott'...bloup bloup...on a forget les bottes tin ! Coucher 22h30, un record !
Dimanche 20 août 2006 : Badmington...
Lever tôt après une nuit plus que réparatrice, courses à pinces et remontée en navette puis de nouveau, après un repas gastronomique, lessivage des sappes.... J'ai envie de crier façon Coluche : "Mèèèèèèèèèèèèèèèèèèère Deeeeeeeeeeeeeenis !" Les lavandiers des lanchettes, c'est nous ! Pour parfaire notre forme pseudolympique, on attaque les sports dits de raquettes : ping........................pong.............. ! Les tannées que je lui mets à Makouchine....chuuut ! Nous devenons addictes du badmington, au point qu'on va s'inscrire au cours libre dès la rentrée.....et devinez quoi, après toutes ces activités physiques, hé bien dîner, non pas aux chandelles à gaz mais à celui qui s'en mettra le plus dans l'bide....dégustation au soleil couchant...et dodo. C'est dingue ce qu'on peut roupiller dans une vie !
Lundi 21 août 2006 : épaule en free styleuh !
Grand seun' dans le ciel ! Réveillés par la famille de Pipit des Alpes, sacrés oiseaux tapageurs du matin levant...nous nous préparons pour une balade aux Cascades non loin de Rosuel.....arrêt le long du torrent où c'est "pericolo molto" car il y a des risques de chutes d'eaux dues aux lâchés 2 dés F ! Tremper les panards, quasi fumants, dans l'eau à 4°C, un soulagement pédestre irremplaçable, accompagné de goinfrade framboisesque....La clémence solaire nous chauffe la couenne....et là on se dit, pourvu qu'on soit épargné de l'âge glaciaire....bien sûr, si chaque année on préfère le climat montagnard, c'est pour éviter d'cramer au soleil mais j'avoue que ce mois d'août est pourri....Retour au campinje, on retente le badmington mais là mon épaule droite demande pitence, elle ne veut plus effectuer de rotations, impossible de retourner le volant à mon adversaire...oui je ne suis pas de toute jeunesse mais enfin quand même, je croyais pouvoir smatcher encore....pas moyen même avec de l'huile de coudes ! Ce mouvement impose que l'on courbe l'échine presque à angle droit vers l'arrière pour renvoyer l'missile plastique aussi fort que possible, mêmes mes lombaires s'en souviennent....
Mardi 22 août 2006 : on part demain...
Matinée approvisionnement et préparatifs départ...après-midi au Ponthurin, à dériver le débit des flots gelés à grands coups d'caillassses déplacés et création d'un site archéologique miniature, des vrais gamins dans l'eau...puis fin d'aprem au seun' et reeeeeeeeeee badmington ! On en veut ! Et comme tout goinfre qui se respecte, dîner tartiflette suivi d'un marc de Savoie qui tombe direct dans les jambes...la subtile boisson te rasseoit sans négociations corporelles possibles ! Dernière soirée de l'été avec la berceuse torrentielle et un paysage qui vous fait oublier d'où vous venez, nos lombaires se réjouissent à l'idée de retrouver un lit digne de ce nom parce-que les matelas du type " tu m'autogonfles, ch'te ruine le dos" savent aussi s'autodégonfler... merci ! La prochaine fois, on investit ! Fini le matos aux rabais !
Mercredi 23 août 2006 : retour au bercaille !
C'est le retour parisien ! Lever 7h45....avant les Pipits ! P'tit dèj sous le marabout ! Ca caille dur puis les rayons solaires percent au-dessus des monts, on fait sécher la cabane-vinyl, on se prépare lentemen....la navette nous descend jusqu'à Landry (rappelez-vous la gare !)...on arrive sur le quai double voie, aucune information, une porte de prison l'truc....tu sais pas sur quel côté attendre, il n'y a pas de souterrain qui relie les deux voies ! On s'avance vers un panneau miteux et on voit qu'il y a un TER qui part plutôt que le notre pour Chambéry...le train arrive en gare et évidemment, tout le monde avait choisi le mauvais côté, merci les moutons de panurge et qui est ce panurge ? bah c'étaient nous, qui avions choisi de traverser la voie, du coup chaque nouveau voyageur l'avait aussi traversée....le train s'arrête, et là grosse panique, où monter ? Je ne sais pas si vous imagez mais nous étions tous dans la merde....du mauvais côté, sans possibilité de rejoindre le bon accès au train pressé....donc on ouvre les portes situées à plus d'un mètre du sol...y'avaient des mémés toutes frêles en galère ! Voilà le plan je prends le train en marche façon Far-West ! Et le bip du départ du train retentit...ambiance spidée chacun hisse ses bagages, enfants, mémés....et schlak portes verrouillées...on ne sait même pas si c'est la bonne direction, on demande aux occupants déjà présents, oufff c'est bon ! On arrive à 15h à bon port...3 heures avant notre correspondance ! On tente de modifier notre billet pour partir plutôt mais c'est encore moyennant des pépettes...tampis, on reste à Chambéry....balade dans le quartier de la gare, petite pause dans un jardin, scotchage sur des riders en bikes et planches et remplissage d'estomac chez le Keugrè du secteur, une approche gustative qui remet nos papilles au goût d'la ville et nos reins en vrac à cause des sacs à dos bien blindés de trésors bucoliques du terroir....18h37, le Teujeuve nous ramène en 3 heures à gare de Lyon, retour sous la grisaille panamienne mais j'aime cette ville..enfin la différence se respire !
19:30 Publié dans Carnet d'route | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : voyage, humour, montagne, récit













