dimanche, 11 mai 2008

Homme à jeux

A celui que soulève encore le respect de tous !

Qu'eut le tue re

une mine

 

http://www.cine3mondes.com

jeudi, 08 mai 2008

Chuuuut Ecoutez

Retour à Gorée

 

http://www.retouragoree.com/

attend un peu

écoute

ferme les yeux..................

dimanche, 20 avril 2008

Ah fric mise à jour

scyanoserie de CB ha ha ha 

En attendant la suite...yeux affamés, ces quelques lignes ne traduisent qu'à peine l'émotion ressentie tout au long de ce voyage...

 

" Tu rentres par la porte et tu sors par la fenêtre. "

 

 

Février 2008 du 23/02 au 8/03

 

Scènes égales...la ferme de Saly, gîte familial, cases intimes, carrelages jaunes, bois de rose... portes en bois, moustiquaires...couleurs des draps...j'y suis...je viens d'arriver dans la maison...après une nuit dans l'avion...via Lisbonne (à la douane ils m'ont piqué ma crème solaire car le récipient contenait plus de 100ml ! !), Dakar 4h du matin....chaleur...odeur..le premier orteil sur la terre tant attendue...des frissons déjà...enfin je respire l'air pimenté...on voit le grand M'Bemba...son chapeau éclaire le chemin étriqué qui nous mène au taxi....nuit et les gens sont là...les échopes pleine de surprises...je lutte pour voir la route de Dakar qui nous mène à Saly mais la poussière suffocante ferme les paupières d'une troupe qui ne sait pas encore à ce moment qu'elle va partager d'inoubliables moments ensemble, wountanara...car en Afrique c'est pour toujours et je m'endors sur l'épaule de Saadia après quelques tentatives timides de l'une et l'autre à ne pas laisser tomber notre tête plombée par l'énorme fatigue, bercées par le chant mécanique du moteur....seul le chauffeur est éveillé, la course en monospace 35000CFA ; premier grincement de dents : les panneaux publicitaires Tigo, le orange européen est là !.....on arrive devant le portail bleu, Al Hassan, en blouson nous accueille, les premiers mots accentués du ton sénégalais effleurent mon tympan....on décharge les bagages, la sacoche du grisbi est restée dans un des taxi, vite il faut faire sonner le portable , ouais ok, merci les fournisseurs...je sens le vent....bienvenues....nous traversons la cour, à droite un rideau cache l'entrée  de la pièce à coucher du responsable de sécurité des hôtes, un lit, une chaise, une table basse dans moins de 10m² : le bonheur ! La lumière est tamisée de par l'intensité qui l'anime, la cuisine au comptoir carrelé blanc/lit de vin, le couloir tapissé d'un bogolan imprimé de buffles , le salon meublé d'un bar en bois, de deux tables et d'insoulevables chaises en fer forgé  s'ouvre sur la terrasse, côté jardin et s'élève vers la mezzanine qui abrîtera les fodé moussa, Bouba et Baka les musiciens la chambre aux volets de bois est spacieuse, elle offre trois couchages munis de moustiquaires raccomodées à l'agrafe, la salle de bain qui deviendra pataugeoire au cours du séjour est fonctionelle ....partage des biscuits (j'en prendrai plus la prochaine fois)...je regarde la chambre, je dépose mes bagages (j'en ai encore trop pris !)...les premiers signes de faiblesse de ma mémoire frappent à cet instant où je ne me souviens pas de ce que j'ai mangé ce soir là ! Ha si...il était tellement tôt le matin que nous sommes allés nous coucher, j'entrai sous la moustiquaire l'air comblé d'une nuit espérée depuis tant d'années, les draps en batik rouge portaient des étoiles circulaires tracées par décoloration du tissu première nuit sur le sol sénégalais...je me suis réveillée plusieurs fois en très peu d'heures, je me disais "haaaaaaa j'y suis !" et je m'endormais souriante aussitôt en attendant avec impatience l'heure du réveil...

premier réveil...je descends les escaliers en pierre qui se jettent dans le sable...je traverse les deux jardins séparés d'un mur de végétation disposé de part et d'autre d'une minuscule porte de bois ....cocotiers, palmiers   plage...les sportifs suent...les femmes vont au marché...les pêcheurs étalent les filets...le ciel blanc est bas...l'océan devant les yeux, j'attends l'heure de danse....petit dèj..baguette ! beurre "jadida"       thé café (importés dans bagages)....bonne douche froide sous déjà plus de 25° à 8h00...le premier appel du doumdoum retentit...premier cours....Mohamed Nabinti Bouba Baka sont dans la place...accompagnés de leurs élèves de percu je nomme Fabé Moussa et sa soliste Saaaaaa dit haaa....KUKU...Nabintiiii la Peulh....Soussou...Guinée, le pays des musiciens de l'afrique noire...nous donne le ritim pour sentir les vibrations dans tout le corps et se laisser aller dans le tempo....première chorégraphie : KUKU...Nabinti vole au-dessus du sol quand elle traduit en mouvements l'ensemble musical : deux djembés, un doumdoum...Mohamed Bouba Baka...trois authentiques, émouvantes rencontres....partages, transmissions de cultures...ils sortent de Guinée, le ballet national de Guinée alimente au Sénégal la troupe des Bougarabous de Saly...tous les soirs de la semaine, ils jouent, dansent la Guinée devant les yeux de la beaufferie des hôtels de toubabous ignards, qui ne communiquent pas avec l'autochtone...la vie est très dure, ils gagnent un cachet de 1500 CFA à 2500 CFA par spectacle...de quoi se nourir tout juste...le riz qui requinque, qui plombe !

....plage pour rafraichir et détendre le corps sollicité....petites brasses...planche....l'océan refroidit ma chaire brûlante...au zénith, le soleil offre une lumière éblouissante au-dessus des flots bleutés et gris...les buses survolent la plage de sable blanc...la chaleur sèche augmente à chaque instant jusqu'à 18h00...nous allons au garage : lieu d'habitation d'une partie des Bougarabous...fanta orange bouteille en verre...nous marchons dans le four sénégalais jusqu'à chez Oumou, elle prépare pour les artistes de quoi manger : mafé, yassa que les artistes paient dès qu'ils ont touché leur argent de la veille au soir...Nous entrons dans une pièce à l'ombre...et nous partageons notre premier repas local...c'est comme si nous nous connaissions tous...dans le même plat, fourchette s'abstenir, mieux vaut une cuillère,...nous cherchons cyber, eaux, cartes téléphone, les chèvres sont couchées à l'ombre...les enfants dansent, jouent au football, des hommes préparent, trafiquent...les femmes splendides, habillées de couleurs rayonnantes, parlent, négocient, sourient, t'interpellent,....elles vendent...

nous rentrons à la maison...on s'installe, on décrasse les naseaux, au rétrécissement certain, pâte épaisse de poussière ! Un forage s'impose si je veux continuer de sentir toutes les odeurs nouvelles que je respire....des oiseaux chantent...les lézards à tête jaune courent sur les murs...et j'entends les ritims qui nous appellent pour le cours du soir...KUKU...Les sons tintent encore en moi, une émotion envoûtante s'introduit en moi...les battements des mains agiles sur les peaux des djembés, le dumdum...nous reprenons les enchaînements...M'Bemba prépare le repas du soir...les moustiques attaquent à la tombée de la nuit...vite les produits !...enfin douche !...la lumière jaunit...baisse d'intensité mais l'électricité est là...l'eau courante aussi mais aaaaaaaaaaaaattention les chiottes ! Les travers de la collectivité !...j'utilise mes premiers produits de toubabous : j'aseptise l'eau pour le lavage des chicots...il fait encore très chaud...j'entends " à taaaaable ! " J'ai l'ventre vide mais plein de nourriture nouvelle...je dévore chaque seconde de ce voyage merveilleux...entièrement absorbée par mon environnement présent...

soirée à jouer au yam...avec Al Hassan le taquineur....5000 CFA par mois, demi-pension hébergé dans pièce sans toilettes...son patron, Jean-Paul transpire le gros con d'blanc qui se croit encore sous la colonisation...il pue la gangraine du pognon facile en exploitant de l'être humain...il sait tout mieux que tout le monde...j'ai détesté devoir lui parler par nécessité...même le dernier soir il a trouvé le moyen de nous bouffer nos mangues !

 

la musique égaye chaque instant...entendre parler le Soussou est un régal...se sentir ailleurs, loin de tout !...j'aime et je sais qu'on m'attend....les rythmes ancestraux pénètrent mon âme sensible...les voix, les regards, les sourires, les expressions de bien-être total...une osmose touchante...enfin j'approche de près l'âme de l'Afrique...les rires, les rires, les rires...la parole n'est pas gratuite...le respect..."grand" "petit" avant de commencer la phrase à son intelocuteur...j'y retournerai !

 

Matin 2, escale-plage, j'observe les oiseaux aux plumages camouflés, aux ailes bleues, aux houpettes rouges, aux becs oranges...retour maison pour aider au p'tit dèj avec M'Bemba...il fait presque frais le matin sur la terrasse, un petit 20°C, Mohamed sort en col roulé et gants en laine...les artistes cherchent le riz mais ils se mettront au café lait en poudre avec 15 tonnes de sucre ! Nabinti garde le " sac vide".....vite le dumdum nous appelle, le trio accompagné de leur étoile nous attend, nous reprenons KUKU, Santa Maria ( surnom d'un coureur cycliste )....mode lingettes on verra le soir pour la douche, direction le marché de M'Bour...chaleur torride..nous escarpons dans les ruelles où les femmes vendent arachide, bishap, graine de baobab, piments, fruits, légumes...des échopes, les dibiteries ( où on débite la viande ), âmes sensibles  s'abstenir, la viande étalée sur le carrelage blanc et bleu du comptoir, les mouches se rassasiant...les enfants qui vendent des sacs en plastique bleu, qui réclament une pièce...des "antiquaires" un peu collant comme les mouches mais pas agressifs comme les moustiques paroles d'antiquaire !...Des sourires, des regards profonds, des couleurs, des odeurs, une énorme chaleur...tout se négocie, aucun prix n'est fixe, 1500 le kilo d'ananas, 800 le kilo de mangue, d'avocats, 400 les tomates, 1000 la bouteille de miel....Négocier est tout un art....laisser parler, refuser, renchérir, relancer...l'humour est apprécié, l'hésitation coupe court, le respect mutuel est de rigueur...annoncer quelle blanche on est ! Montrer que le stéréotype-toubabou n'habille pas tous les Blancs !...Rester sur ses propositions...au premier prix donné par le vendeur, proposer la moitié - 10 100 1000 CFA selon la valeur...et rester ferme, sinon paritr ailleurs...et donc REcommencer les rituels de vente...tout un programme d'aller au marché avec l'intention d'acheter...ne pas prévoir grand chose en Afrique, car il arrive toujours quelqu'un pour vous parlez, vous détournez de vos intentions, et ce toujours dans un respect certain de l'être humain...il fait très soif...les sacs pleins, nous rentrons à la case...direction plage où nous rencontrons Saliou, un photographe de formation sans travail, il porte un bonnet de laine et il m'appelle "la toute blanche"...nous échangeons quelques mots en wolof, salam aleikoum, nga def...nous le reverrons plutard...Al Hassan et Saadia proposent un thé Marogalais ou Sénéroc...au charbon, l'eau chauffe...le thé infuse avec la menthe....nous buvons aux rayons solaires....Nous laissons le temps passé, allongée dans le jardin j'observe le décor qui m'entoure, les moustiques commencent à s'acharner, nous faisons connaissance... Al Hassane propose le premier thé "amer comme la mort", le deuxième "doux comme la vie" puis le troisième "sucré comme l'amitié"...voir l'amour selon l'invitation...Un bain dans l'océan frais s'impose avant le cours du soir...les ritims annoncent l'heure du cours.

 

Un voyage aux multiples coud l'heure et odes heures

Un festin auditif, inondée des rythmes guinéens

Une pluie rafraîchissante de la langue Soussou

Des sourires taquineurs, des rires pas toujours moqueurs

Des échanges d'humains à humains

Une complicité dansée avec Kuku

 

Le troisième matin, la prise de l'antipalu m'a fait gerber ! Quelle daub'rie ces médocs ! Ca soigne d'un côté, tu as mal de l'autre...je m'asseois au milieu de la troupe ensommeillée...je commence à sentir des vagues de nausées en moi, je ne dis rien, je ne connais pas la troupe, je ne veux écœurer personne...je me lève, direction les tines mais elles donnent dans le salon où déjeûnent les méconnus alors je file à l'anglaise sur le côté de la maison et là je gerbe lamentablement un pâté au goût du médoc...les fourmis accourent sur le buffet chaud...je recouvre leur denrée d'un coup de pied dans le sable et je retourne déconfite à la tablée...le thé est froid, deux tartines m'attendent et merci la pharmacie improvisée...je me détend les viscères en buvant le soleil, je regarde l'écorce velue du palmier sous les yeux attentifs de la troupe et j'espère aller mieux pour accompagner la danse...la motivation est plus forte que le malaise, je reprend la chorégraphie...j'aime danser, me laisser porter par les appels musicaux....mes pieds s'en souviennent encore, le béton a marqué le tempo, j'ai la plante cornue...les jambes en mode recherche d'oxygène, je ressens l'acide lactique s'écouler dans mes veines, je respire fort, je danse, j'écoute et enfin j'entend le message : profite du temps présent ! carpe diem ! Prendre tout ce qui m'est offert animera la joie de me réveiller sur cette terre pillée de ses trésors mais peuplée d'inombrables âmes vivantes qui savent donner sans recevoir...alors si vous donnez, vous recevrez de mille façons...Chaque surprise est une leçon de vie pour nous les toubabous...laissez le charme agir, prenez que le bon côté, entendez les messages de fraternité, respirez l'humanité alors vos lèvres auront le sourire d'un immense soupir de bonheur....L'afrique sans fric y'a comme un hic pas chic je prend ma trique peu économique en script je dédie ces lignes à tous les africains !

 

A frit qu'uns

Deux mains

Peaux zée

Sur lap-eau

Me jouent

Les corps

Et frappent

Le soupir

Du temps présent

 

Un après-midi farniente, à essayer d'absorber tout ce qui m'entoure...je me sens dans mon élément...la terre chaude contraste avec le ciel couvert...je traverse la rue à la terre rouge semblable à celle de la vallée de Marcillac, je vais voir Renald et Saadia dans leur case d'amoureux...ils ont prêté leur draps qui bouchaient l'entrée par les lattes du sommier alors ils se font bouffer par les femelles moustique !...Nous allons au marché de M'Bour en taxi, c'est un vide poche ce mode de transport...par la plage, à  pied le chemin offre des scènes de vie qui illuminent mon regard..les pirogues multicolores attendent leur pêcheur, les jeunes filles en pagne se baignent, les joueurs de football improvisent un match, les lutteurs s'entraînent, les femmes s'approchent de nous pour exposer leur marchandise ( des fruits, des colliers, des statues, des tissus...), les gens se croisent, on se dit bonjour, on se sourit....combien de fois, j'ai marché sur le sable en regardant au loin sans oublier de regarder derrière moi...et en pensant à mon pays dont je ne suis pas fière d'en être une électrice insatisfaite, en colère..et là, je m'ennivre du décor en rêvant qu'un jour je resterai ici....des idées plein la tête, une école éducative et culturelle qui rassemblerait les enfants, les adolescents, les adulescents, les anciens, nos morts...un lieu de partages mutuels...les forces humaines n'exploitent pas leurs ressources ignorées...j'ai peur de faire un grand bond dans le vide de mon futur en construction....alors je marche en claquant l'eau de la mer, je regarde les habitations et je croise devant le gîte, Saliou, le jeune homme au bonnet de laine, son regard noir reflète la dureté de la vie africaine mais pose sur moi un espoir...un projet commun il me semble, les hommes africains cherchent les femmes blanches pour se marier et aller habiter en Europe....pourquoi ? C'est la chasse aux étrangers dans mon pays, 56% ont voté pour le dicte ta t'heurs nie colla...je ne suis pas un échappatoire ! L'étoffe de ma vie se tisse en Europe mais j'ai l'âme en Afrique...Les percsussions m'appellent, c'est l'heure !...Après un yassa de poulet préparé par le grand M'bemba, nous prenons la plage vers Saly, direction les hotels des "ivoiriens" (car de leur séjour, ils n'y voient rien d'autre que la plage, le bar, les Blancs) pour applaudir nos artistes qui donnent le spectacle...Ils nous livrent en chants, musiques et chorégraphies les arts ancestraux de la Guinée...ils éblouissent de couleurs, les ivoiriens croient regarder des sénégalais de Casamance et nous encourageons Nabinti qui mène ses danseuses dans un ballet explosif...nous repartons par la plage, il fait nuit, les crabes chatouillent nos pieds nus, l'écume de l'océan mouille, le vent rafraîchit nos corps, nous approchons dê la maison...Nous avons faim !...Je bois les voluptés d'une substance naturelle, j'écoute le Bongoma de Baka qui joue un duo avec Bouba...je vais me coucher....Le ventilateur aère nos visages bouffis de chaleur, mes compagnes de chambrée, Laurence et Valérie dorment déjà...j'essaie d'être discrète bien qu'elles soient munies de boules kyès...Les bruits de la nuit me bercent et j'attend demain avec impatience ! L'un pas scie en ce...ici je sais que j'apprend l'appât scie en ceux !

C'est jeudi ! M'Bemba frappe aux portes pour nous réveiller....nous sommes dures de la feuille parfois mais ce matin-là, je prenais déjà ma douche, heureusement sinon je lui sautais à la gorge tellement le réveil fut violent : "hoooooo vous vous foutez de ma gueule ? " Personne ne répondait, scotchés au plumard....petit tour à la plage avant d'aller faire couler le café et dévorer les tartines beurrées et confiturées d'une gelatine aux arômes de fraise ou d'abricot...Les musiciens aux yeux bordés de reconnaissance se mettent en place sur la terrasse...La fatigue du corps se fait ressentir, les courbatures bloquent mes mouvements...je ne danse pas, je subis les rythmes !...Deux danseuses d'un stage voisin nous accompagnent et nous allons à Saly, acheter de quoi grignoter...D'autres vont chez Oumou...C'est la guerre des bouteilles d'eau dans le frigidaire, chacun marque son récipient pour ne pas partager les microbes...les africains boivent l'eau du robinet....Je sens une grande fatigue, celle qui m'étreint depuis des mois car mon père s'en est allé en Janvier....Je m'allonge un peu, j'ai la gorge serrée, je panse mes blessures profondes et je m'endors en rêvant d'une femme qui me regarde par le trou de l'amourserie...je m'éloigne d'elle car je ne suis pas ici pour m'attacher, je ne veux plus être apprivoisée....L'humeur vagabonde, je me lève, savoure une mangue et de l'ananas....A la plage, je lis quelques poèmes de Mabanckou, je ramasse des coquillages, je partage mon temps avec qui veut bien me parler....Je me réveille lentement...Je touche la plénitude...Qu'il est bon d'ouvrir les yeux ici...je ne saurai comment expliquer les sensations qui me propulsent devant la scène de ma vie...comme si j'en accomplissais une tranche épaisse...le soudain " mais pourquoi retourner en France ? " cogna mon esprit alors d'un grand sourire, l'écho certain " mais parce-qu'on t'y attend ! " raisonna....J'aime la vie, j'veux la bouffer !...J'entend les ritims...j'accelère le pas, le sable brûle mes pieds...je m'habille en danseuse, le sel marque d'un trait blanc mon tee-shirt...et nous apprenons Tiriba...si tu te baisses, tu gagnes ! Les conseils de M'bemba martèlent avec la bâton du Doumdoum...envoûtée, je suis ! J'adore ! Encore !

 

Ex très deux peaux aise y

Dans Tant que les arbres s'enracineront dans la terre 

la marmite des résolutions

bout au feu des promesses

la vapeur ne tient jamais

sa parole

elle nous reviendra bientôt

sous le visage des précipitations

diluviennes

jusqu'à inonder les bourgeons

Alain Mabanckou

Des dits cassent à Hors te Feu

A ton ministre s'arque cause y !

podcast

Ouvrez les frontières

mercredi, 16 avril 2008

Tiken Jah Fakoly

Non à l'excision


podcast

Viens voir

podcast

Ma Côte d'Ivoire


podcast

 

Le 26 avril 2008 au Zénith de Paris...rendez-vous avec les rythmes, éclate-toi la femme du blond à roulettes !

 

http://www.tikenjah.net/

mercredi, 09 avril 2008

Dicte à tue RE

Sarkoland

Sarkolerie

Le tsar qu'aux

Le peuple aura ta peau


podcast

dimanche, 06 avril 2008

Voyage nocturne au Scène égale

Une soirée sabar phénoménale

Merci à toi grand Youssou !


podcast

Fakastalu

podcast

Birima

podcast
Fenene

podcast
Xale

dimanche, 30 mars 2008

Qu'au t'y dit hein

L'Art lave notre âme de la poussière du quotidien.

Picasso

lundi, 24 mars 2008

Petit tour en photos là-bas

http://picasaweb.google.fr/riviere.christophe/SNGalMars20...

 

Pots est meuh

Je retrouve ce poème...

 

 

 

Ultime Balade

J’avance lentement vers l’ultime balade,
Au delà du sentier où toute vérité
Viendra, enfin, me dire avec finalité
Le sens de mon parcours qui fut une charade.

J’ai souvent consulté ma folle cavalcade,
Pour trouver la réponse a mon identité,
Mais je me suis cogné contre l’absurdité
D’un trajet qui ne fut qu’une feinte façade.

Me voici arrivé presqu’au coeur de l’hiver,
Qui va bientôt me prendre au delà de l’éther
Pour me déverrouiller le livre de ma vie.

Me mettra-t-on au banc pour juger mon passé ?
Aurais-je le moyen de revoir ma copie
Pour refaire un parcours pas si controversé ?
 

 

Christian Cally

Râ deux marre-haies

La capacité de rétention en sourdine

Si ça continue, va falloir que ça cesse !

Il est grand temps d'un changement...je vais péter un câble dit-elle !

J'en puis plus !

HAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Un tue-l'amour ?

La vie ?

Qui vivra verra ?

No sé donde estoy

Dans quel état j'erre !

Mais je suis là...présente, vivante !

Les mords de la vie dans la bouche

Les rennes de la complaisance en brides

Je ne sais que me taire !

Qu'il vous en déplaise, je communique là !

J'aime rire devant la vie !

Elle me fait pleurer !

Mais au fond, je ne vois que de belles choses vécues !

L'avenir est incertain et plein de désillusions mais il approche !

lundi, 17 mars 2008

Paire qu'eut scions

Triba prononcé T' Riba

Guinée-Conakry


podcast

Revenir

Taire des cônes eus

T'erre eux connus

T'air subtile

Terre fragile

J'heures eux vies hein d'raies


podcast

duo Bakayoko et Bouba Rasta Man

samedi, 23 février 2008

Voix y âges

Partir pour mieux revenir qui a dit ça déjà ?

 

La terre dont je rêve !

Enfin !

Allez comprendre pourquoi ce continent m'a toujours attirée...le rêve d'installer une école je me souviens...

 

Le c'est n'égales

Les méga claques qui m'attendent

Le sait néga le

L'affre hic

Pas toujours chic

" Qui doit du fric ? "

Pillée depuis des siècles !

Démunie à volontés colonialistes !

La flippe d'la Toubabou

 

 

Je pars en terre inconnue

Je méconnais

Je crois moins méconnaître

Je n'irai pas sur l'île de Gorée !

Plutôt crever !

Ce n'est que du paraître

Je reconnais

Je reviendrai en terre reconnue

vendredi, 22 février 2008

Indécence

Un de sens

Hein ?????????? d'essence

Hun décence

Pour faire une transition de déculpabilisationnage !

jeudi, 14 février 2008

Brisée à vie

Qu'on lui coupe la queue !

Qu'on le pende avec !

Qu'on lui fasse avaler à sec !

Qu'il pourrisse dans une cellule !

Que les co-détenus le violent !

dimanche, 20 janvier 2008

Pétition

Le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) qui regroupe des associations féministes, syndicats et partis politiques depuis 1995 vient de lancer une pétition en ligne en faveur d’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Il s’agit de rendre plus cohérentes les dispositions qui existent, et, fait nouveau, de prendre en compte la prévention de la violence ! Comme pour la violence routière, il y a moyen d’agir sur les mentalités, avant l’irréparable ! (1 morte tous les 3 jours, de nombreuses blessées, des enfants marqués à vie)

Récemment (nov. 2007), une proposition visant à l’adoption d’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes a été déposée à l’assemblée nationale (source ici) : des discussions auront lieu sur ce sujet.

Pour lire le communiqué du CNDF et signer la pétition en ligne

T'erre l'aime HO

Les mots

Il y a ceux auxquels on pense
Ceux qui n’ont aucun sens
Ces mots bizarres et étranges
Qui parfois dérangent
Tranchant comme l’acier
D’une lame fine et glacée.

Les mots doux, les mots tendres
Ceux que l’on aime entendre
A la saveur sucrée
D’un fruit d’été
Parfois tristes à pleurer
Souvent gais à chanter.

Les entendre ou les dire
Les lire ou les écrire
On peut tout faire
Même les taire
.....

Les mots.

Pour nœud pas taire

Un silence intense

Un bruit sourd

Sonne faux

mardi, 15 janvier 2008

Hommes-âges

Le lendemain

Il tira sa révérence

Le surlendemain

Son frère en partance

Sans mot dire

Ni maudire

Finie cette souffrance

vendredi, 04 janvier 2008

Tire ta révérence

Délivre-toi de la souffrance

Sans regrettance

Avec aimance

Avec eux

Vos yeux bleus

D'une vie partagée

 

mardi, 25 décembre 2007

Noyeux Jo-Ailes

Vain te ceint qu'eux

dess Ambres

Un sappe un

Des bout gît

Des cas d'eaux

 

Mais qui a flambé les bûches dans la cheminée ?

Pères no elle a cramé

Paire nos ailes

El Perd no...l'Pernod rit car !

Iles ces brus laides

Lèse-ailes

Me recuerdo...